3. Fédérer les citoyens, les consommateurs pour une économie plus circulaire

Le travail ici comme ailleurs est colossal mais c’est surprenant d’observer toutes ces associations et volontés qui naissent pour faire en sorte que les mentalités des consommateurs et d’une manière plus générale des citoyens changent, évoluent… lentement mais sûrement !

Quelques exemples :

  • inciter les particuliers (et entreprises) à agir pour l’environnement en distribuant des cadeaux…
  • créer un parc solaire photovoltaïque citoyen…
  • s’inspirer des idées et expérimentations novatrices déjà existantes et listées sur un site
  • co-investir dans une usine de fabrication de véhicules à air comprimé 100% propre
  • acheter des produits cosmétiques bio et fabriqués à partir de matières premières 100% françaises
  • opter pour des objets durables de la vie quotidienne, de bonne qualité, locaux, éthiques, made in France
  • Préférer Fairbnb à Airbnb, son alternative éthique et solidaire
  • préparer une cuisine végétale goûteuse avec « Chef Marco » pour limiter l’impact de la nourriture carnée sur l’environnement
  • choisir en connaissance de cause la marque ou l’enseigne qui respecte nos valeurs
  • décider en tant qu’élu d’une commune d’atteindre l’autosuffisance alimentaire en cultivant ses terres
  • se prendre en main en tant que parent pour assurer la cantine scolaire de leurs enfants !
  • se regrouper pour ramasser les déchets dans la ville : c’est le « clean Walker » !
  • agir pour l’environnement dans ses achats et en être récompensés grâce à un système de points : c’est ce que propose une jeune start-up…
  • acheter des vêtements de mode éthiques (10 marques citées) et ses livres à des libraires en ligne,
  • limiter ses déchets au strict nécessaire : les faire tenir dans un bocal !
  • apprendre à produire soi-même ou à acheter sans aller dans les grandes surfaces : vive les initiatives locales, éthiques et très souvent bien moins chères !
  • faire attention dans ses achats pour lutter contre l’obsolescence culturelle,
  • s’informer et être incités à mettre en place des pratiques plus saines, écologiques, éthiques dans la gestion du quotidien et face à l’utilisation de l’outil informatique,
  • produire son énergie renouvelable comme cela se fait couramment outre-Rhin,
  • faire pousser ses légumes à la campagne mais aussi en ville comme le font les pratiquants des « incroyables comestibles ») pour qu’ils soient disponibles pour tous !

Utiliser la plateforme « Zei » pour inciter particuliers (et entreprises) à agir pour l’environnement en distribuant des cadeaux :

C’est très simple (comme le montre la vidéo ci-dessus !) : il suffit de s’inscrire sur la plateforme Zei pour avoir droit à des cadeaux (cumul de points) en fonction des achats ou actes qu’on réalise dans les entreprises adhérentes. Des centaines de produits, services et projets éco-responsables pour mieux consommer au quotidien, pour votre santé et votre planète sont possibles (alimentaire, habitat, bien-être, mode, énergies, transport).

Dès qu’on consomme mieux et/ou qu’on décide d’agir pour la planète (ramassage d’ordures, plantation d’arbres…) on est récompensé (de nombreux choix disponibles aussi : sport, culture, beauté, loisirs bien-sûr, mode, gastronomie…) !

Créer un parc solaire photovoltaïque citoyen :

Quand les citoyens décident d’unir leurs forces et leurs volonté, cela aboutit  à des réalisations très prometteuses comme celle de ce parc solaire créé, financé et géré par de simples citoyens.

Au début, toutes ces personnes originaires d’Aubais (village de 2 600 habitants situé entre Nîmes et Marseille) se sont réunies pour lutter contre un projet d’exploitation du gaz de schiste. Puis, ils ont décidé ensemble, dans cette logique, de produire à partir du soleil en créant une coopérative nommée Les Survoltés. Une souscription a été lancée (entre 100 et 500€) qui a réuni 350 000€ (avec une petite aide de la région Occitanie et de l’association Énergie Partagée qui accompagne des projets locaux de transition énergétique de ce type partout en France) pour implanter 700 panneaux solaires qui produisent annuellement 360 MWh d’électricité verte (consommation de 280 personnes, hors chauffage).

Cette énergie est ensuite vendue à un fournisseur d’énergie coopératif et 100% renouvelable (ENERCOOP). Et les résultats sont là : déjà, en 2019, un an après la mise en service du parc, les coopérateurs commencent déjà à récolter les fruits !

S’inspirer des idées et expérimentations novatrices déjà existantes et listées sur « EKAFI » :

EKAFI est un site qui propose de lister, dans le cadre d’une économie collaborative, des initiatives qui vont dans le sens de la solidarité, de l’aide en mettant en avant des organismes à but non lucratif, des entreprises et autres acteurs du développement et de la solidarité pour un meilleur partage de connaissances et de savoir-faire. Et les exemples sont légions et ne demandent qu’à être reproduits ! Sûr que cette initiative va dans ce sens là…

Co-investir dans une usine de fabrication de véhicules à air comprimé 100% propre :

Au pays d’irréductibles gaulois, dans le domaine de l’industrie automobile, il existe une technologie propre assez ancienne, très méconnue mais bien réelle et 100% écologique qui pourrait créer beaucoup d’emplois dans chaque ville de France en accélérant la transition écologique. C’est la technologie de l’air comprimé (déjà largement utilisée dans l’industrie). Après avoir vendu ses brevets à Tata Motors pour toute l’inde, MDI propose aux citoyens français de co-investir dans une première usine en France (une autre est en train d’être finalisée en Italie et d’autres projets sont en cours notamment en Afrique).

Principes : l’actuelle usine située près de Nice reste la maison mère et s’occupe des prototypes, de la modernisation des véhicules tandis que des licences seront accordées à des territoires où des usines (donc non délocalisables) seront implantées : c’est un système de franchises. D’autres renseignements sur leur site et dans la vidéo présentée ci-dessous (du fils de l’inventeur, ce dernier étant décédé en juin 2016) pour ce projet très novateur mais qui suscite beaucoup de critiques dues principalement au fait, d’une part, qu’il rompt avec l’industrie du pétrole et de la voiture électrique et, d’autre part, qu’il peine à émerger (MDI possède peu de moyens face aux géants de l’industrie automobile) :

Acheter des produits cosmétiques bio et fabriqués à partir de matières premières 100% françaises avec « Oden » :

La nature française regorge de bons produits qui peuvent être utilisés notamment dans la cosmétique. Une marque, Oden, fabrique ses produits avec 100% de matières végétales issues de nos campagnes contrairement à beaucoup d’autres qui assemblent simplement en France des produits importés un peu partout dans le monde.

C’est une belle initiative qui mérite d’être soulignée avec une sélection rigoureuse d’ingrédients frais (traçabilité française totale) avec une empreinte carbone très faible et, bien entendu, une relance de l’économie locale notamment pour nos agriculteurs français !

Cette entreprise familiale a d’abord réalisé un état des lieux des cultures françaises pour des produits cosmétiques, établit des partenariats avec beaucoup d’agriculteurs de différentes régions et sélectionné 7 huiles végétales rares, précieuses, efficaces et 100% made OF France !

Opter pour des objets durables de la vie quotidienne, de bonne qualité, locaux, éthiques, made in France :

Acheter des objets qui ne durent pas longtemps, souvent très bon marché et fabriqués très loin de chez nous ne cadre pas du tout avec une économie durable, collaborative… D’où l’idée intéressante de Lorraine de proposer un site dédié aux objets durables, locaux (au moins français !) et de bonne qualité car ils sont sensés être utilisés pendant toute une vie…

Sont donc proposés sur Bien Fait des objets du quotidien (maison, bureau, salle de bain, cuisine, jardin, bébé…) sélectionnés pour leur qualité (artisanat écologique notamment), solidité, beauté, praticité au jour le jour et bien entendu leur durabilité.

Préférer Fairbnb à Airbnb, son alternative éthique et solidaire :

En expérimentation dans 5 grandes villes en Europe (Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise) au printemps 2019, cette alternative solidaire et éthique propose, à l’inverse de la multinationale Airbnb dont on connaît les dérives fiscales et sociales, un fonctionnement plus coopératif (cogestion de ses membres), solidaire (50% des bénéfices serviront pour financer des projets locaux), transparent (collaboration avec les autorités locales officielles). Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur le site de Fairbnb.

En fait, l’idée de Fairbnb est d’éviter les dérives d’une location touristique à tout va où, sans règles éthiques, uniquement les riches pourront loger sur place en ville (c’est le phénomène de gentrification).

Une cuisine végétale dont l’impact environnemental est bien moindre sans changer ses habitudes alimentaires !

On connaît l’impact négatif de la consommation de viandes sur la planète (l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre) mais, même si la moitié des français désirent en manger moins, il est parfois difficile de passer à l’acte en trouvant des alternatives.

C’était sans compter sur « Chef Marco« , un site qui a une mission précise : proposer tous les jours à celles et ceux qui ne savent pas comment faire, pendant 3 mois, des recettes simples à base de protéines végétales pour remplacer la viande. Vous recevez ainsi chez vous une box de recettes de saison avec leurs protéines végétales accompagnées de recettes simples pour réussir votre engagement.

La livraison mensuelle est composée d’une large sélection de protéines végétales différentes pour remplacer la viande dans 12 repas pour 2 personnes, un magasine qui met en lumière les producteurs (locaux), des conseils, des astuces…Cette initiative a pour but de donner envie d’essayer d’embarquer le plus de personnes vers une alimentation moins carnée.

“Un petit plat pour l’homme, un grand plat pour l’humanité” Neil Armstrong ou presque !

« Moralscore » : un site pour identifier et choisir en connaissance de cause la marque ou l’enseigne qui respecte nos valeurs :

 

Pas facile de choisir aujourd’hui une enseigne, une marque dont les pratiques, les valeurs en termes de paiement d’impôt, de protection de l’environnement, de respect des droits humains, de répartition de la valeur ajoutée (salaires, dividendes…) respectent nos valeurs !

C’est ce que propose le site « Moralscore » en donnant une note, pour un achat donné (peu nombreux encore en mars 2019…) aux fournisseurs dont le comportement est exemplaire (tri entre les « gentils » et les « méchants ») tant au niveau social, qu’économique et environnemental.

Atteindre l’autosuffisance alimentaire en cultivant ses terres en recrutant des maraîchers bio :

Cela se passe à Grande-Synthe : la commune a décidé d’embaucher des maraîchers bio afin de fournir des aliments de qualité et locaux aux cantines de la ville (restauration scolaire, personnes âgées…) à l’aide de fermes urbaines. Le but à terme est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire pour les 23 000 habitants de la ville comme l’explique ce reportage sur France 3 (mars 2019). Il s’agit donc de créer un projet durable gagnant/gagnant en recréant des liens grâce aux circuits courts, en redynamisant l’économie locale avec le soutien indéfectible de la commune (prêt des locaux, loyers des terres très bas, formations…). Bel exemple de transition écologique !

Des parents qui décident de prendre en main la cantine scolaire de leurs enfants pour manger bio et local !

Pour leurs enfants, pour l’économie locale aussi, ces deux parents de Sourcieux-les-Mines ont décidé de proposer leurs services pour reprendre la cantine locale et offrir une nourriture locale plus saine et goûteuse… Génial pour les enfants qui reviennent en force.

Se regrouper pour ramasser les déchets dans la ville : c’est le « clean Walker » !

Voici un exemple à Lille de « ramassage collectif de déchets » (nommé « Clean Walker ») où 150 personnes se regroupent pour trier et vider les rues des ordures, sensibiliser sur le nettoyage de notre environnement.

Agir pour l’environnement dans nos achats et en être récompensé :

Ce site a référencé beaucoup d’initiatives éco-responsables  pour permettre à tout consommateur, en y adhérant et en choisissant les biens et services proposés, de gagner des points destinés à offrir d’autres prestations et de rejoindre une communauté d’utilisateurs. Service gagnant -gagnant pour l’offreur (entreprise responsable qui en fait la publicité) et pour l’agent économique qui voit son acte citoyen récompensé.

Acheter des vêtements de mode éthiques et des livres à des libraires !

Oui il existe des marques éthiques en matière de vêtements de mode qui se soucient du recyclage, de la politique RSE, des labels, du commerce équitable… La chaîne Youtube « Super responsable » en parle…

Concernant les livres, il est possible d’éviter Amazon qui a des pratiques sociales et fiscales lamentables et aller faire un tour sur le site lalibrairie.com forte de 350 000 références, un réseau de 2500 libraires indépendants employant des salariés à plein temps en CDI et payant ses impôts en France !

Pour les chaussures, la marque « Bhallot » a décidé de vous inclure dans le processus de création pour des articles éco-responsable vegan, éthique et bio en toile de jute et en lin.

Réduire 90% de ses déchets, c’est possible !

Comment (après 2 ans d’expérience) ? Bannir le plastique quand on fait les commissions, utiliser le vrac, acheter d’occasion, acheter local, bio, fabriquer ses produits d’entretien… Oui c’est possible pour cette famille « zéro déchets » !

Cinq alternatives aux grandes surfaces et pour fabriquer soi-même :

Voici 6 exemples simples pour éviter les grandes surfaces et remettre l’économie locale et coopérative au coeur de nos engagements citoyens :

  • Faire ses courses au marché car il y a souvent des producteurs locaux,
  • Adhérer à une AMAP (ou en créer une !) pour s’engager à acheter pendant une longue période des fruits et légumes de saison et permettre de développer la vente directe,
  • Acheter en vrac pour éviter les déchets (emballages…) comme c’est le cas dans ce premier « drive zéro déchets » du côté de Toulouse,
  • Devenez membre d’un magasin coopératif comme des milliers de françaises et de français un peu partout en France : la Coop des Dômes à Clermont-Ferrand, La Louve à Paris, La Chouette Coop à Toulouse, Supercoop à Bordeaux, Superquinquin à Lille… Comment ça marche : bénéficier de produits locaux, éthiques, de qualité (choisis par les adhérents eux-mêmes !) et au moindre coût en échange de 3 heures de travail par mois. Super !
  • Fabriquer ses cosmétiques et produits ménagers (lessive, savon…) : c’est le fameux « Do it yourself » !
  • Produire ses propres légumes dans un jardin comme beaucoup de personnes qui disposent d’une petite surface à cultiver ou, plus malin, grâce notamment à l’aquaponie (grâce à laquelle vous pourrez aussi, en économisant l’eau, produire aussi des poissons…) comme l’explique cette émission « Tout compte fait » produite et diffusée sur France 2 :

Les dégâts de l’obsolescence culturelle :

Qu’est-ce que c’est ? C’est une démarche très ancrée malheureusement chez beaucoup de consommateurs qui consiste à vouloir se débarrasser de produits qu’ils ont achetés et qu’ils désirent changer (à cause de la mode, des goûts, des innovations…), même s’ils fonctionnent parfaitement bien poussés par des publicités aguichantes… Cette habitude est très courante dans le domaine des habits par exemple… Et elle a un impact très important sur l’environnement. Il faut fédérer les consommateurs afin de provoquer une prise de conscience : quel est notre besoin réel ? Pour éviter cette surconsommation, il faut (comme l’explique la vidéo ci-dessus) respecter la règle des 5 « R » :

  • Refuser d’acheter toujours plus,
  • Réparer ses appareils,
  • Réemployer en donnant ou en revendant,
  • Recycler les appareils les plus polluants,
  • Réutiliser en favorisant l’économie circulaire.

On peut aussi partager et acheter des produits robustes pour avoir un réel impact positif.

L’association EDENI pour informer et former les particuliers, entreprises et collectifs à des modes de vie plus sains, écologiques et éthiques :

EDENI (association née dans les bidonvilles en Argentine) sensibilise notamment les consommateurs pour les faire passer à l’action en utilisant le « Zéro waste » comme porte d’entrée : limiter les déchets et les gaspillages, c’est concret et valorisant pour l’utilisateur. Chacun doit se poser 3 questions simples lors de tout achat ou de toute action : est-ce que c’est sain ? Écologique ? Éthique ? Une aide précieuse pour que chacun agisse de manière éclairée, en reprenant son pouvoir et en utilisant au mieux son esprit critique.

Éclairer les consommateurs de la pollution du WEB pour modifier les comportements !

Utiliser un moteur de recherche plus éthique que Google (peu transparent dans ses pratiques, paie peu d’impôts, aux recherches partiales, qui récupére des données personnelles, au bilan carbone élevé de son activité…) comme :

  • Ecosia : programme de reforestation financé par nos recherches,
  • Lilo : moteur solidaire pour financer des projets inspirants,
  • Qwant :moteur français qui protège votre vie privée,
  • DuckDuckGo : pas d’espionnage des recherches (pas d’historique).

Être plus sobre (donc être « éco-responsabilité numérique ») dans l’utilisation du numérique :

  • débrancher sa box la nuit (un demi réacteur nucléaire qui fonctionne en continu),
  • arrêter de regarder des vidéos en streaming (consomment beaucoup de bande passante),
  • supprimer les données inutiles (trop de données stockées) sur un cloud distant : préférez les sauvegardes en local, chez vous, sur vos disques durs,
  • utiliser des serveurs éthiques,
  • envoyer moins de pièces attachés (surtout en répondant),
  • refuser les news-lettres inutiles,
  • saisir dans la barre le site recherché directement et non dans le moteur,
  • éviter de saisir trop de mots dans une recherche,
  • ne pas attendre que le voisin fasse des efforts, commencer par soi-même !

Des milliers de citoyens en France se rassemblent pour développer et gérer eux-mêmes des projets d’énergies renouvelables !

De plus en plus de citoyens, aidés par les Régions, se fédèrent pour produire localement de l’énergie renouvelable rachetée par ENERCOOP (coopérative de production d’électricité verte avec un contrat de rachat sur 20 ans à un prix avantageux) et revendue à tous les citoyens qui la choisissent comme fournisseur.

Dans la vidéo ci-dessus, c’est la région Occitanie qui, depuis 2014, a lancé plusieurs appels à projets « énergies coopératives et citoyennes » en partenariat avec l’ADEME. Début 2019, on comptait quelques 18 projets en exploitation, une trentaine en développement et une vingtaine en émergence !

Pourquoi se lancer, en tant que citoyen dans cette aventure ? Il s’agit tout simplement, comme l’explique un membre d’ENERCOOP, de « reprendre en main les enjeux liés à l’énergie, en faire profiter la collectivité et réutiliser les bénéfices dégagés pour aider des associations d’aide à l’environnement« . Mais nous ne sommes en France qu’au démarrage de ce mouvement contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne où pas loin de la moitié des énergies renouvelables produites sont consécutives à l’engagement de citoyens qui ont créé plus d’un millier de coopératives locales !

Développer l’agriculture urbaine et en faire profiter tout le monde !

Crédit photo : Incroyables comestibles Annecy

Ces potagers en ville, apparus en Angleterre, se développent un peu partout dans le monde (voir carte) : on les appelle les « Incroyables comestibles » : planter des légumes et les partager pour celles et ceux qui en ont envie, promouvoir le don, la gratuité, l’espoir et l’entraide. Génial !

 

Ce mouvement ouvert à toutes et tous, sans distinction a fait tant d’émules qu’il a permis, par exemple, à une ville comme Détroit (vidéo ci-dessus) aux USA, ravagée par la désindustrialisation et après des années de dépression et de chômage, de créer des emplois en transformant des quartiers entiers en zones cultivables à l’aide de plus de 1600 fermes ! Cette ville, grâce à des fruits et légumes, vise maintenant l’autosuffisance alimentaire et recrée des liens entre les habitants.